WORKSHOP / Proue au sommet d’une falaise /


Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques / Saint-Gaudens / RESTITUTION 14 nov. 2016 — 2 fév. 2017

  
WORKSHOP
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Proue au sommet d’une falaise  /
Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques  
/  Saint-Gaudens / 14 nov. 2016 — 2 fév. 2017

Début du workshop lundi 14 novembre 2016
mardi 15 novembre travail autour de l’œuvre de Rikrit Tiravanija

Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques  
/  Saint-Gaudens / 14 nov. 2016 — 2 fév. 2017
Contexte de travail de St Gaudens
Saint-Gaudens est une ville rurale dont le paysage aurait pu être bouleversé par l’architecte Le Corbusier. En effet, en 1945, sollicité pour penser le développement d’une tour d’habitation, l’architecte a débuté une étude qu’il n’a finalement pas poursuivie. Néanmoins, des traces existent : 4 plans de masse et un croquis de la vallée, disponibles à la Fondation Le Corbusier.
À partir de ce postulat, un travail alliant recherche documentaire et élaboration de scénario uchronique autour de l’idée de la réalisation de ce projet seront menés. L’ensemble du workshop sera réalisé dans le cadre d’une résidence en partenariat avec le Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques, le FRAC Midi-Pyrénées, et l’Université Toulouse — Jean Jaurès département Histoire de l’Art.
Pendant deux semaines, les étudiants seront conduit à penser et réaliser des productions plastiques (dessins, photos, images, maquettes…) dans le cadre d’une sorte de micro résidence, in situ. À la suite de cette résidence, le travail sera exposé dans leur espace de vie/espace d’exposition.
L’œuvre «
Dom-Ino», 1998, de Rirkrit Tiravanija sera le contexte de travail, l’espace de vie, de production et d’exposition des travaux. Basée sur le principe du plan libre de Le Corbusier, la pièce accueillera également une programmation documentaire provenant du fond documentaire du FRAC Midi-Pyrénées, liée à la thématique du projet.

les temps du projet
— du 21 au 25 novembre :
Recherche documentaire, travail d’après archives, reconstruction du projet non réalisé, moment d’enquête, de projection… Ambiguité documentaire et hypothèses. Intervention de Christian Lefèvre, architecte spécialiste du projet de Le Corbusier à Saint-Gaudens.
— du 25 novembre au 2 décembre :
Uchronie et si le projet avait été construit. C’est la partie qui ouvre vers la fiction et d’autres mediums comme le cinéma, la littérature…
Les moyens du projet (maquettes, images…) sont mis au service de la fiction, basée sur une hypothèse inscrite dans le réel.
En photo : Les premières images du montage de « Dom-Ino » , œuvre de Rirkrit Tiravanija que le FRAC met à notre disposition pour le projet « Proue au sommet d’une falaise ».
Les régisseurs ont fourni un travail impressionnant et l’émergence rapide de l’oeuvre nous laisse déjà entrevoir toutes les possibilités d’occupation de cet espace.


HORS CHAMPS DESIGN
Workshop «Proue au sommet d’une falaise»
Entre Uchronie & Projet Documentaire


«Hors Champs Design», séminaire de l’ÉSA Pyrénées — Pau Tarbes, site de Pau, Département Design Graphique Multimédia, Pôle Image / Édition s’associe cette année au Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques, au FRAC Midi-Pyrénées Languedoc Roussillon, à l'isdaT beaux-arts, option design et au Master Recherche Département Histoire de l’Art & Archéologie de l'Université Toulouse Jean Jaurès, pour un projet documentaire comprenant notamment des scénarios uchroniques à partir d’un projet non réalisé de Le Corbusier à Saint-Gaudens. 

Durant le temps de l’atelier (workshop), qui se déroulera au Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques du 21 novembre au 2 décembre 2016, les étudiants seront invités à habiter l’œuvre de Rirkrit Tiravanija « Dom-Ino ». 
Le point de départ de ce projet sera des plans de masse et croquis de la vallée d’une tour d’habitation commandée à Le Corbusier par la ville en 1945 et jamais réalisée. 

― L’œuvre « Dom-Ino » de Rirkrit Tiravanija, 1998, exposée à la Chapelle deviendra dans un premier temps un lieu de travail de l’équipe d’étudiants participants à ce projet (constituée d’étudiants du Département Design Graphique Multimédia, Pôle Image/Édition de l’ÉsaP — Pau, de 3 étudiants du de l'option design de l'isdaT beaux-arts et de 3 étudiants du Master Recherche, Département Histoire de l’Art & Archéologie l'Université Toulouse — Jean Jaurès), puis un espace de monstration, d’échanges et de conférences ouvert au public ;


Équipe
David Coste, enseignant à l’ÉSA Pyrénées — Pau Tarbes, site de Pau et à l'isdaT beaux-arts, Karine Mathieu, Chargée d’exposition — Musée les Abattoirs-Frac Midi-Pyrénées, Valérie Mazouin, Directrice Centre d’art La Chapelle Saint-Jacques, Emmanuelle Rey, assistante Image / Édition à l’ÉSA Pyrénées — Pau Tarbes, site de Pau, Perrine Saint Martin, enseignante à l’ÉSA Pyrénées — Pau Tarbes, site de Pau, Evelyne Toussaint, Critique d’ Art et Professeur d’ Histoire de l’ Art Master Recherche Département Histoire de l’Art & Archéologie de l'Université Toulouse — Jean Jaurès.
Pierre Agricole, Sébastien Baillou, Nehla Bendali, Manon Ferré, Léa Fourcade, Simon Mas, Li Wang, étudiants en quatrième année design graphique à l’ÉSA Pyrénées — Pau Tarbes, site de Pau.


Rirkrit Tiravanija
Buenos Aires (Argentine), 1961
Vit et travaille à New York (États-Unis) et à Berlin (Allemagne)

Artiste d'origine thaïlandaise vivant à New York, Rirkrit Tiravanija installe, en
contexte d'exposition, des espaces de rencontres dont l'existence n'est validée
que par la présence des visiteurs. Ce travail "sociable" est un véritable
programme d'expérimentation de la rencontre avec l'autre qui vise aussi à la
relation du visiteur avec l'oeuvre. Ici, l'artiste propose au visiteur d'"habiter"
une installation réalisée d'après le concept de la Maison Domino de le
Corbusier. Cette structure en bois brut où l'on peut cuisiner, regarder une
vidéo, se détendre, est à la fois objet plastique, théâtre et plate-forme de
rencontre.
Pour Rikrit TIRAVANIJA, il s’agit avec Dom-ino (1998), de concevoir un
espace ouvert au public, permettant de se distraire, se détendre ou
encore de cuisiner, afin d’engager une action commune des visiteurs. Le
lieu est alors un considéré comme générateur de lien social,
d’échanges, de don de soi, de partage. Ces valeurs nobles des relations
entre hommes semblent aujourd’hui ternies par trop d’individualisme, et
c’est à l’encontre de ce repli, de cette frilosité gagnante que l’artiste
installe un processus de rencontre. Tiravanija s’est notamment fait
connaitre par des interventions où, au sein d’un musée, il cuisinait des
plats qu’il distribuait aux visiteurs, ou leur proposait de venir dormir
dans l’enceinte de l’institution. Atypique, son travail nécessite toujours
de la part du spectateur une implication, une action qui avant de
redessiner des liens entre humains comme ici, bouleverse les relations
possibles à l’art, et les frontières mêmes de ce que peut être une oeuvre.